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ROCK'N GAUME

L'ACTU ROCK EN PROVINCE DE LUXEMBOURG

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INTERVIEWS

18/01/11

VISMETS

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DIFFICILE DE S'INTÉRESSER UN TANT SOIT PEU AU ROCK BELGE SANS ÊTRE PASSÉ PAR L'EFFERVESCENCE VISMETS EN 2010. DOUR, PURE FM, ANCIENNE BELGIQUE : LE QUATUOR ÉLECTRO ROCK MENÉ PAR DAN KLEIN S'EST ILLUSTRÉ DANS TOUTE LA WALLONIE. TOUTE? NON! CAR UNE PETITE VILLE PEUPLÉE D'IRRÉDUCTIBLES LORRAINS N'A PAS ENCORE EU SA PART DE SANGLIER : IL DEVENAIT DONC URGENT POUR L'ENTREPÔT DE FAIRE DÉBARQUER LES VISMETS DANS SON CLUB. QUELQUES JOURS AVANT UNE PRESTATION ATTENDUE AU TOURNANT, ENTRETIEN TÉLÉPHONIQUE AVEC LA TÊTE PENSANTE DES "SALES KETS".

Brièvement, les Vismets, c'est qui et c'est quoi ?

Vismets, c'est un groupe de rock électro bruxellois, qui a donné son premier concert fin 2007. A la base, c'était un trio où j'étais au chant, à la guitare et aux claviers, il y avait mon frère à la basse et aussi aux claviers, ainsi que Nico, le batteur. On était un trio assez rentre-dedans, on a beaucoup joué sur Bruxelles et en Wallonie pendant la première année et demi du projet. C'était sans avoir d'album, on avait enregistré un petit EP et de bouche à oreille, ça a super bien fonctionné, le groupe a été de plus en plus programmé. On a eu de plus en plus de dates et de comptes-rendus assez positifs dans la presse. Nous sommes considérés comme un excellent groupe de scène avec une bonne énergie, etc. Début 2009, Rémy Lebbos nous a rejoint et le groupe a pris une autre dimension. Devenus quatuor, nos concerts étaient plus fournis, plus détaillés. On est ensuite allé enregistrer un album, dont certains titres ont commencé à être diffusés sur Pure Fm, et c'est là que le groupe a vraiment pris en Belgique.

L'année 2010 a été assez réussie pour vous.

Oui, il y a eu la sortie de Gürü Vuuduu, l'album, qui a eu une bonne presse. Je pense que les gens ont adhéré. Et puis on a fait beaucoup de festivals d'été, qui ont fait que le public a pu nous rencontrer et commencer à nous suivre. Du coup, on a rempli l'AB Box un mois avant la date, ce qui n'est pas négligeable. Ça, c'était fin octobre. A présent, on est très content de recommencer à se faire plaisir, de jouer dans des clubs, dont l'Entrepôt.

Il y avait une envie de revenir dans des petites salles ?

Je pense qu'il y a une atmosphère dans un petit club que tu ne retrouves pas sur une grande scène, ou dans de grands festivals. Il y a une proximité avec le public, l'échange est souvent plus facile, la magie opère plus rapidement dans un club. Il y a une chaleur, c'est plus intime, je crois que les live prennent une autre dimension quand tu parviens à trouver un lien avec le public. Et c'est beaucoup moins facile, quand tu n'as pas l'expérience des grandes scènes, d'arriver à créer ces conditions là. Donc nous, on a envie de faire des petites salles, parce que c'est ça qu'on fait le mieux, c'est ça qu'on fait le plus et c'est là où on s'amuse le plus… C'est un vrai échange. On a fait la semaine passée trois dates dans des petits clubs parisiens, et c'était un pur régal.

En surface, vous avez un son fort actuel, électro rock, dynamique, dansant et polyvalent, mais les sonorités sont tout de même assez vintage, notamment dans le travail des claviers… Donc, question bateau, mais quelles sont les influences des Vismets ?

Je pense qu'il y en a pas mal. On est quelque part entre le punk, la pop et le rock prog. C'est un mélange de tout ça. Ça peut être une énergie très punk, et même un coté stoner, des riffs et des titres qui tabassent… Et puis en même temps, quand on part dans des délires comme ça, on aime bien casser avec une partie prog, qui rend le morceau plus planant, avec des solos de guitare et des voix aériennes, puis repartir sur quelque chose de plus rentre dedans et déjanté. Et le morceau d'après, tu peux avoir une ballade pop, avec des claviers vintage électro, comme le morceau Sometimes. On est tellement amoureux de la musique et de plein de styles différents que naturellement, ça se retrouve sur Gürü Voodoo. Vu que je suis à l'origine des compositions, je sais comment ça se passe, je ne me dis pas « je vais faire un morceau comme-ci ou comme ça », non, ça sort comme ça sort. Les influences, pour citer les grands groupes, on retrouvera Pink Floyd, Queens of the Stone Age, Nirvana, les Beatles… Après, il y a des groupes un peu plus obscurs, comme Magma.

Je sais que Magma est en effet un groupe qui te tient à cœur.

Clairement. Pour moi, c'est une grosse claque, c'est un groupe très important. J'ai appelé l'album Gürü Voodoo, parce qu'un des mes albums favoris est un album de Magma qui s'appelle Üdü Ẁüdü, c'était une façon de faire un petit clin d'œil.

Selon vos propres dires, en terme de style, il n'y a pas d'idée préconçue, vous vous laissez le champ libre…

Oui et non. On se laisse la liberté, des portes ouvertes… C'est notre premier album, si on donne douze morceaux de rock stoner à consonance électronique et que le mois d'après on a envie de faire de la pop psychédélique en fumant des joints dans les champs, on sera mal barré. On s'est dit, sur ce disque, que puisqu'on aimait plusieurs choses, il fallait retrouver cette variété sur le disque. Donc oui, c'était voulu de laisser des portes ouvertes et de ne pas dire « les Vismets, ça ne ressemble que à ça ».

Beaucoup de sons électro en studio, avec un album fort produit : comment reproduisez vous cela sur scène ?

80% du set se déroule sans séquence, c'est du direct. Sur un ou deux morceaux, il y a une séquence qui tourne, car c'est plus facile à reproduire sur scène. Après, on aime bien réinventer les morceaux pour la scène. On n'a pas forcément envie que tout soit tout le temps à l'identique. Ce n'est pas le but

Il parait que l'album a une gestation difficile, vous avez du vous y prendre à plusieurs fois en studio ?

Ce qui s'est passé, c'est qu'on est un groupe qui fonctionnait d'abord en live. C'est un groupe qui est né pour le live. Au début, on faisait les malins, on disait qu'on avait un groupe alors qu'en réalité, on ne jouait même pas encore ensemble. Un jour, il y a un mec qui nous a dit « dans un mois, tu joues à l'Orangerie »… A ce moment-là, il n'y avait que deux compos qui étaient terminées, donc on ne pouvait pas faire un set avec ça. Dans l'urgence, on a donc composé pour la scène, pour l'énergie. Au fur et à mesure, on a étoffé ce set-là, pendant un an et demi. On écrivait des morceaux pour les jouer le week-end… Ce qu'il s'est passé, c'est que lors de la première session d'enregistrement, on est resté douze jours en studio et on a mis en boîte tout ce qu'on avait jusque-là. Mais quand on a fait une mise à plat, je trouvais que ça manquait de nuance. C'était trop dans l'énergie, ça manquait de réflexion. Au final, l'écriture du disque n'a pas été si difficile, puisqu'à partir du moment où j'ai pris ce recul et qu'on avait quelqu'un qui était prêt à nous suivre au niveau de la prod, je suis rentré chez moi et en un mois, un mois et demi, j'ai réécrit huit morceaux pour le nouveau disque. Donc, ce disque, il aurait pu être fait en deux mois ! C'était juste le pas de se dire « ce qu'on fait en live, c'est pas ce qu'on a envie de faire encore pendant un an et demi, ça manque de nuance »… On a donc écrit des morceaux avec un parcours plus vallonné, ça monte, ça descend, et puis c'est cool, tu vas à la campagne puis à la montagne avant de faire du kite surfing…

Il est sorti en mai 2010. Avec le recul, vous êtes toujours satisfait de l'album ? Vous le referiez de la même façon ?

C'est une question à laquelle je ne peux pas répondre… Dieu merci, on est en évolution, on apprend des choses… On a envie d'avancer, donc non, je ne pense pas qu'on le referait de la même façon. Maintenant, ça ne veut pas dire que je ne suis pas fier de ce disque. J'en suis très fier,  parce que c'est un disque qu'on a fait tout seul sans producteur… Alors que les gens nous disent qu'il est produit, léché etc, et c'est vraiment chouette parce que ça vient uniquement de nous ! Après, avec le recul, j'aurais sans doute fait quelques trucs différemment, mais j'en suis quand même très content. Et ce qui est bien, c'est que c'est un premier album, un coup d'essai, et qu'il y en aura un deuxième ! Je trouve dommage de voir un groupe qui arrive et qui donne tout sur le premier album, il faut se laisser une marge de progression… En tout cas, c'est de cette manière que je le vois. Il n'est pas parfait, il a ses points forts et ses petits points faibles, mais c'est l'album qu'on a fait à ce moment là, qui est bien et qui a été bien reçu, il y a de bonnes chansons dessus. Donc moi j'en suis très fier. Après, je pense que j'aborderai le prochain disque différemment.

Justement, il est déjà en route ?

C'est en route, sans l'être. Niveau actu, c'est plutôt la sortie de Gürü Voodoo en France, où nous avons déjà signé auprès de quelques structures, booker, agents etc, on ne part pas à l'aveugle. Il y a aussi un projet de réédition du disque en Belgique avec des bonus live et d'autres trucs. De mon coté, je continue à composer et à enregistrer, donc oui, il est en route, mais ce n'est pas le projet du moment.

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Post? par Nicolas

FOCUS:

Le groupe bruxellois est de retour à L'Entrepôt ! Il était venu nous présenter son premier opus “Gürü Voodoo” en 2010, et a pris son temps pour publier ce printemps son (…)

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