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INTERVIEWS

17/10/11

HELL-O-TIKI

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TOUS AUX ABRIS : UN TRIO DE CATCHEURS MEXICAINS ET UNE PIEUVRE ATTAQUENT LE PALAIS D'ARLON ! TRADUISEZ : VENDREDI, HELL-O-TIKI SORT SON PREMIER ALBUM, « ATTACK OF LADY OCTOPUSSY » ET PRÉVOIT POUR L'OCCASION UNE FIESTA SURF MUSIC À L'ANCIEN PALAIS DE JUSTICE. MAIS QUI SONT LES TROIS HOMMES CACHÉS DERRIÈRE CES MASQUES ? NOUS LEUR AVONS POSÉ LA QUESTION, MAIS ILS ONT REFUSÉ DE RÉPONDRE. TOUT CE QU'ON SAIT, CE SONT LEURS PSEUDONYMES : TAKESO « SMOKER » RAMIREZ (BASSE), FAUST « HUNTER » FEDEREL (GUITARE) ET HANS « MOOSE » STAKANOVER (BATTERIE). QUE PRÉPARENT-ILS POUR CE VENDREDI SOIR ? DE NOUVEAU, UNE QUESTION QUI RESTE SANS RÉPONSE… MÊME SI VOUS DÉCÈLEREZ SANS DOUTE QUELQUES INDICES DANS NOTRE INTERVIEW DU GROUPE, CONCOCTÉE VENDREDI DERNIER À ARLON.

 

Hell-O-Tiki, ce n'est pas seulement de la musique…

Takezo "Smoker" Ramirez (basse) : Non, c'est tout un concept. On essaye de créer un visuel par rapport à la musique, avec des danseuses, avec un décor particulier, des costumes, des vidéos… On essaye de faire un « package » total.

Vous faites la release party de votre premier album dans quelques jours. Y'aura-t-il des surprises de cet ordre là ?

Takezo : Oui, mais si on les dit maintenant ce ne sera plus des surprises. Donc, effectivement, il y aura des choses spéciales ce jour-là, mais on réserve cette exclusivité aux spectateurs présents…

Faust "Hunter" Federel (guitare) : Il y aura pas mal d'invité, un peu de tout type… Ils seront là  en one shot, uniquement pour cet événement. C'est une soirée spéciale.

Pourquoi jouer masqué ?

Hans : Parce qu'on est pas beau.

Takezo : Pour des millions de raison. D'abord pour ne pas être reconnu. Ensuite, on est assez fan de catch depuis pas mal d'années, et il y a un sous-genre de la surf music où les musiciens portent des masques de catch mexicains. Cela permet d'explorer plein d'autres trucs…

Hans : Cela amène aussi une certaine curiosité avec le public. On a connu ça avec l'effet Slipknot, ça apporte un coté mystérieux. Evidemment, pas dans la région, parce qu'en général les gens nous connaissent. Mais dès qu'on sort autre part, on essaye de faire en sorte en montant sur scène que les gens ne nous aient pas reconnu avant. On en joue, on s'amuse avec.

Takezo : Cela permet de se lâcher, aussi.

Faust : Un truc qu'on a remarqué, aussi, c'est qu'après les concerts on est certain d'avoir l'avis honnête des gens. Si tu demandes à quelqu'un ce qu'il a pensé du concert alors qu'il sait que tu étais sur scène, tu n'es pas sûr que la réponse sera sincère !

On peut révéler votre identité, ou pas ?

Faust : On préférerait pas. On préfère passer incognito.

Même votre passé dans d'autres groupes ?

Faust : Mmh... Oui, non… C'est à double tranchant. Non ! Maintenant, les gens du coin nous connaissent et savent tous dans quels groupes on a joué, donc bon…

Takezo : Du punk et du métal, point !

Ok, on n'en saura pas plus ! Vos danseuses font-elles partie intégrante du groupe ?

Faust : Oui, ça c'est clair. C'est assez fréquent qu'il y ait des filles dans la musique surf…

Takezo : D'habitude, elles sont bassistes.

Faust : C'est vrai ! Chez nous, à la base il y avait deux danseuses, puis une seule puisque la deuxième avait décidé d'aller vivre à l'étranger, puis elle est revenue. Lors de la release party, ce sera différent, mais sinon oui, elles font partie intégrante du groupe, dès le départ. Pour la sortie du premier CD, il y avait cinq ou six danseuses en tout, ainsi que quelques amis qui faisaient les cons. C'était à Messancy – et j'en profite pour passer un gros coup de gueule concernant la fermeture du Rider's Park. C'est un endroit qu'on appréciait beaucoup.

A ce propos, je suis totalement d'accord, cette fermeture est regrettable. Pensez-vous que le staff du Rider's aurait pu se défendre différemment ? Par exemple, le fait qu'il n'y avait pas vraiment de statut n'a pas du jouer en leur faveur...

Faust : En même temps, lorsqu'ils sont arrivés avec des propositions de solution de financement, les responsables politiques leur ont bien fait comprendre que de toutes façons, ils avaient trouvé un point juridique qui empêcherait tout sauvetage du Rider's Park. Même si ils avaient trouvé l'argent, c'était réglé d'avance.

 

 

Le disque s'appelle « The Attack of Lady Octopussy ». Qu'y retrouve-t-on?

Faust : On retrouve douze chansons. On avait sorti un 5 titres il y a deux ans, ensuite nous avons voulu passer à quelque chose de plus complet. Avec de la longueur, quelque chose qui dure où on peut exploiter toutes les facettes. Cela a mis un an, on a vraiment pris le temps en pré-prod et en studio de bien faire les choses. Nous avons changé de batteur en novembre de l'an passé, mais l'album était déjà en préparation avant. On a ajouté plein d'autres instruments, des cuivres, des percussions, on a pu bosser avec des sample, bref, on a vraiment pris le temps de travailler à un album complet.

Le style, c'est la surf music, qui a surtout été populaire dans les années soixante. Est-ce qu'on retrouve son aspect vintage sur votre album ?

Takezo : Oui et non. Par certains aspects, oui…

Faust : C'est clair qu'on est vachement inspiré par ce style… Mais nous ne sommes pas non plus un groupe de surf très traditionnel, avec tous les codes qui étaient définis dans les années soixante.

Hans "Moose" Stakanover (batterie) : On n'a pas pu s'empêcher d'ajouter notre touche personnelle.

Faust : C'est vintage, mais avec une interprétation moderne malgré tout. Du point de vue sonore, on a essayé de se rapprocher au maximum de ce qu'on aime dans ce qui a été fait avant, mais au final on essaye d'avoir le meilleur des deux mondes.

Takezo : On essaye aussi de bosser nos propres morceaux plutôt que des reprises, ce qui se fait beaucoup dans la surf. Ce sont les mêmes morceaux, joués par beaucoup de groupes.

Faust :  C'est vrai que les groupes de surf font souvent lmes mêmes reprises de groupes surf. Quand on fait des reprises, on essaye de détourner cela en transformant tout et n'importe quoi en version surf. On peut aussi bien passer d'un groupe de trash metal à Kim Wilde ou au ska des années soixante.

Sur votre album, il y a aussi des reprises ?

Faust : Sur le premier cinq titres, il y en avait une, sur l'album il y en a deux.

Comment pourra-t-on se le procurer ?

Faust : Aux concerts, et au Park Music dans un premier temps.

Takezo : On peut aussi nous envoyer un petit mail sur notre site, facebook ou autres, et on peut s'arranger ensuite.

Faust : Du coup j'en profite pour en placer une, parce que dans nos groupes précédents, systématiquement on travaillait avec une structure, un label, un distributeur ou ce genre de truc, mais cette fois-ci on a voulu faire marche arrière. C'est un peu marrant parce que la plupart des groupes ont justement envie d'être signés et distribués, mais ici on a voulu revenir sur quelque chose de 100% autoproduit et complètement géré. Avec des plus petits tirages, mais un contrôle total sur tout ce qu'on fait et au final vachement moins d'emmerde.

 

 

La musique surf était surtout populaire dans les années soixante, mais il y a eu une renaissance grâce à certains films. Pour vous-mêmes, qui diffusez des vidéos pendant vos concerts, est-ce que ce style musical est indissociable du cinéma ?

Faust : A fond, oui !

Hans : Le visuel est toujours important dans la surf music. Cela a toujours été intégré, dès le départ, avec des films sur des jeunes à la plage (etc) en Californie.

Faust : Le fait que cela soit instrumental, aussi, facilite pas mal les choses. Mais même, il y a plein de pub à la TV qui utilisent la surf music. C'est comique.

Takezo : La génération des nouveaux dessins animés aussi : Bob l'Eponge, El Tigre, Jimmy Neutron, c'est de la surf.

Quel est votre mauvais film préféré ?

Takezo :  Tellement mauvais qu'il en devient génial ?

Je me base sur ce que j'ai vu à l'Entrepôt, où vous aviez diffusé un bien mauvais film à propos de surfeurs…

Faust : « Crossroads », avec Britney Spears. Sérieux, faut le regarder. Allez le voir! A l'Entrepôt, c'était Psycho Beach Party, d'une boîte aux Etats-Unis qui ne sort que des films indépendants un peu décallés. Dans le film, il y a un de nos groupes favoris, qui s'appelle Los Straitjackets. Un groupe de surf basé entre le Mexique et Los Angeles. Ils ont composé la bio de cette sorte de slacher année quatre-vingt, avec peut-être cent dollars de budget, à tout casser !

Hans : Mon plus mauvais film, je ne saurais pas dire comme ça, mais celui qui passait à Messancy, j'aimais bien aussi. « Zombie King ».

Takezo : Ah oui, c'est aussi un film indépendant, sur une invasion de zombies réfrénés par une bande de catcheurs masqués. 

Comment définiriez-vous la surf music?

Faust : Vu qu'on essaye de rester là dedans tout en allant sur le coté, c'est pas évident pour nous de donner une définition. C'est souvent de la musique instrumentale…

Takezo : Le son de la guitare avec la réverb' à fond...

Hans : C'est le code principal en fait.

Faust : Oui, et puis les morceaux sont assez courts aussi, dans l'ensemble. De deux à quatre mintues, mais elles sont plus longues, c'est qu'elles sont plus lentes. Mais dans l'ensemble, ça reste un format efficace. C'est bizarre, parce que d'un autre coté c'est une musique où il y a pas mal d'influences différentes, du rock'n'roll, il y a des influences arabes, hispniques… Enfin, ça part un peu dans tous les sens. Du coup, je pense que les codes…

Takezo : C'est le son, c'est vraiment ça. La réverb !

Hans : Dès que tu as de la réserve, c'est du surf !

Faust : Pas mal, je pense que tu as bien résumé la situation !

Les meilleurs disques et groupes de surf music, selon vous ?

Takezo : Los Straitjackets…

Faust : Messer Chups. C'est un groupe russe d'horror surf. On fait deux dates avec eux au mois de novembre, et c'est cool !

Takezo : Il y a aussi Speedball Jr. Ils nous ont bien influencé aussi, quelque part. Ils nous ont donné l'envie en tout cas !

Faust : C'est un des plus vieux groupes belges de surf, qui vient d'Anvers et qu'on a fait venir jouer à l'Entrepôt l'an passé.

Vous avez vraiment rencontré Dick Dale ?

Faust : Ouais !

Hans : Je n'étais pas encore intégré dans le groupe.

Takezo : On a été le voir en festival, et on a eu l'occasion de le rencontrer cinq minutes.

Faust : On a pris quelques photos, c'était cool. C'est le seul artiste du festival qu'on ait vu qui s'est donné la peine de descendre dans le public pour prendre des photos et discuter avec des gens. Le seul truc où il était un peu chiant, c'est qu'il ne voulait pas de flash pour les photos, mais à part ça… Pour un type qui sort de plusieurs cancers, il avait plutôt la patate ! Par contre, dans les rencontres, on a fait mieux, on a rencontré Lemmy de Motorhead !

Sur un bateau, j'avais lu ça quelque part…

Hans : J'étais pas encore là… Je suis arrivé après, quand il n'y avait plus rien d'intéressant.

Faust : Quand on a fait notre premier concert en Angleterre, en fait, on a débarqué sur le ferry, et on a remarqué un type qui n'arrêtait pas de jouer aux machines à sous avec un chapeau de cowboy. Et quand il s'est retourné, on s'est rendu compte que c'était lui… A tâtons, on lui a demandé si on pouvait prendre une photo ou deux, au départ il était pas très cool mais ensuite ça s'est mieux passé. 

Takezo : On a compris ensuite pourquoi dans un documentaire sur la vie de Lemmy : c'est le mec le plus gentil du monde, sauf quand il est aux machines à sous. C'est le seul truc où il faut pas le faire chier, nous on y a été, bon…

Faust : Il est vraiment accro à ça ! Mais il a tout de même ris le temps de prendre quelques photos, c'était cool.

 

 

Vous avez déjà eu des dates dans d'autres pays…

F : …Oui, en Angleterre, en France, aux Pays-Bas, au Luxembourg…

…Un parcours honorable au Concours-Circuit…

Faust : Mmh, c'était spécial…

Takezo : C'était un peu joué d'avance, quand même !

…Un concept sur scène qui semble déjà bien rodé, un maintenant un album. Tout cela en trois ans, c'est assez rapide, non ?

Takezo : L'un des facteurs, c'est qu'on se connaît déjà depuis quelques années. On a eu des groupes en commun par le passé, ça facilite pas mal les choses.

Hans : On sait avec qui on est dans le groupe. Il faut trouver les bonnes personnes, qui veulent la même chose et qui sont assez « professionnels » pour arriver à un certain but.

Faust : Et puis tout ce que tu viens de dire, ce sont des choses qui sont nouvelles pour le groupe mais qui ne le sont pas pour nous en tant que musicien. Dans les groupes dans lesquels on a joué avant, on a tous déjà connu des sorties de CD, des concerts à l'étranger, des tournées… Donc on ne voit pas cela comme quelque chose de nouveau. Cela fait dix ans qu'on fait ça, et dans tous les groupes dans lesquels on a joué ça s'est toujours plus ou moins passé comme ça.

Takezo : Avec ces expériences, on a des facilités maintenant pour trouver des dates et ce genre de choses.

Hans : Notamment Faust, qui a un sacré carnet d'adresse et ça aide beaucoup. C'est lui qui gère tout le groupe et ça suit pas mal de ce coté là !

Donc, bien se connaître, avoir une idée clair du projet à la base, et avoir un bon carnet d'adresse…

Faust : Rien que le fait de savoir que dans le groupe, tout le monde fonctionne dans le même sens et qu'on a les mêmes objectifs, ça aide. C'est aussi un souci qu'on a pu rencontrer dans le passé, quand tu te rends compte que tu joues dans des groupes avec des personnes qui…

Hans : Qui sont des freins, là ! Il faut dire ce qui est... Qui n'ont pas le même objectif. 

Faust : Par exemple, entre le 21 octobre et  le 2 décembre, on se tape une dizaine de concert, dont certains en semaine à Anvers, à La Louvière, on va jouer à Strasbourg… Ce n'est pas facile, cela demande beaucoup de concessions. On a tous un boulot ! Même si on rentre à 4h du matin, il faut quand même aller bosser. Cela demande un certain investissement.

Hans : Ou alors, on prend congé pour ça plutôt que pour partir en vacances, mais ça aussi c'est un sacrifice. Parce qu'on veut ça, et si c'est clair pour tout le monde et qu'on veut la même chose, il n'y a plus de problème pour trouver des dates, on sait qu'on sera disponible. Un autre atout principal, c'est avoir au moins un membre du groupe qui est doué en communication, ce qui encore une fois est le cas de Faust.

Takezo : Il faut aussi savoir fixer à chacun des rôles bien définis. Chacun sait ce qu'il a à faire et le fait, et du coup ça fonctionne.

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Le groupe vous invite à consulter toutes ses dates sur http://www.myspace.com/hellotikymusic, et en profite aussi pour lancer un appel : Hell-O-Tiki est à la recherche d'un guitariste rythmique qui n'a pas peur d'enfiler un masque et de se produire sur scène à moitié nu. Retrouvez également le groupe sur Reverbnation et Facebook.

Photo : Frédéric Brichau

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Post? par Nicolas

FOCUS:

De l'humour, du cinéma d'horreur des années 1960, l'influence de Russ Meyer, mixez le tout avec passion, vous obtiendrez le groupe Hell-o-Tiki. Représentant du courant surf rock, ce groupe fait (…)

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